Irma
Écrit par Pierre Blois   
Mardi, 17 Mars 2009 10:06

Madame Irma m’a mis les boules

Elle m’a dit : Pierre qui roule

Et caetera… et caetera…

Et pendant que ma vie s’écoule

Elle est là et elle me soûle

D’idées auxquelles je ne crois pas

 

Je ne mettrais pas un centime

Aux jeux qu’ils soient de rôle ou mime

Car la chance n’existe pas

Je ne jouerai pas la déprime

Au loto je suis gratte rime

Gagne ce que ne mise pas

 

J’ai aussi arrêté la bière

Et ça ne date pas d’hier

Quand elle a dit : Pierre qui mousse…

Mais lorsque je serais en bière

C’est sûr je ferai moins le fier

Vous m’en servirez une rousse

 

La vie à la « Va-com’-j’te pousse »

C’est toujours nous qu’elle détrousse

Et nous qui en payons le prix

Et glissés au fond de la housse

Quand dans l’arène baissent les pouces

Nous poussons notre dernier cri

 

Aujourd’hui tape vingt-six trente

Pour toute question qui te hante

Et connaître ton avenir

Les SMS des voyantes

Dans ton portable s’impatientent

Et oui un robot peut mentir

 

Madame Irma ça marche encore

Elle a relooké son décor

Et s’est un peu modernisé

Elle a laissé tomber les ors

Le velours et la mandragore

Le côté un peu suranné

 

Elle a raison : Pierre qui roule

Qui ne se coule pas au moule

Jamais ne roulera carrosse

Mais le plus important et c’est cool

N’est pas de rester dans la foule

Mais d’avoir bien roulé sa bosse


Mise à jour le Mardi, 24 Mars 2009 15:13
 
Huguette
Écrit par Pierre Blois   
Lundi, 16 Mars 2009 08:47

 

Le père de James Bond vivait dans un tonneau

Il s’appelait Diogène et ne buvait pas d’eau

Nous savons peu de choses de cet original

Pour éviter les fuites James s’est donné du mal

 

Mais aujourd’hui enfin nous savons d’où sortaient

Ses gênes assassins car sa maman Huguette

Avec ses sept enfants qu’elle a numéroté

Pour mieux les reconnaître ne fut pas à la fête

 

Nous a tout dit sur lui son héros zéro sept

Sur son petit dernier mais il faut que j’abrège

Ils ont failli tourner dans le film de Blanche Neige

Mais Disney préféra des nabots aux zéros

 

Alors James enfourcha son fier blanc destrier

Vissa son silencieux sur son gros pistolet

Fit l’amour à la belle qui finit décoiffée

Avant de s’en aller pleurer dans son palais

 

Embrassa la carrière que nous lui connaissons

Avec la Majesté qui lui est coutumière

Certains disent de lui qu’il est un peu espion

Mais qu’est-ce qu’un pion peut faire contre toute opinion

 

Dès qu’il eut permission de tuer il remplit

Le tonneau de son père avec de l’eau de pluie

En se disant que ça pourrait être bien pire

Si sa philosophie ne l’aidait à mourir

 

Maintenant il pourrait ressentir de la peine

Il chanta à tue-tête tout le God Save La Reine

Et Huguette conclut avec un grand sourire

« Où il y a Diogène, il n’y a pas de plaisir… »


Mise à jour le Lundi, 23 Mars 2009 16:53
 
Greta PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Pierre Blois   
Dimanche, 15 Mars 2009 08:10

Dans la rue ornée d’inconnus

La peur de te retrouver nu

Te pousse à être solitaire

C’est une pudeur bien connue

A la dégaine surannée

D’une fille qui de guerre lasse

Délace une gaine fanée

Luttant contre le temps qui passe

Et donnant le LA à l’espace

Qui va vorace phagocyter

Quand le lacet de son corset

Sera trop court pour la serrer

Là le DOs courbé vers le SOL

Jonché de bouquins de papiers

Pourra-t-elle enfin s’en tirer

Se gavant de livres DO RE

Mais le livre tout comme l’homme

N’a que quelques pages à tourner

Un babillage qui assomme

Un habillage d’astronome

Et au plus profond de ses songes

Il se pare encore du mensonge

Chapelet de mots métronomes

Qui sans cesse sa honte éponge

Disons qu’il n’est pas très facile

De survivre tout en sachant

Que l’on sera bien plus utile

A l’état de mort que vivant…

 

Greta y va de son chapitre

FAc-SI-MI-Ié derrière des vitres

Dans un quartier chaud d’Amsterdam

Elle sait jouer cette musique

Qui pousse l’homme vers ces dames

Qui le fait afficher sa frime

Mais qui au fond de lui le mine

Quand il fait du lèche-vitrines

Dans les rues chaudes d’Amsterdam

Mise à jour le Lundi, 23 Mars 2009 16:52
 
Maëlle Envoyer
Écrit par Pierre Blois   
Samedi, 14 Mars 2009 10:20

Dans la fosse aux La (bis) un orque extra se glisse

Dans la fosse aux arts tristes la question est : l’or qu’est-ce ?

Alors la muse abuse de Rome et canne à lucre

Si ce débris y-était nous nous n’aurions de cesse

De trouver qui enfin dans cette histoire se sucre

Pendant que muse obèse abuse de Marshmallows

Le basson n’est rien qu’une vulgaire canne à son

Qu’ Hannibal montait avant qu’il ne dévore

Jusqu’au dernier morceau du dos de son bardeau

Tout en soufflant très fort à fond dans l’olifant

Ce n’est chevaleresque et trompe énormément

Là, l’on viole l’on selle cette fosse d’orchestre

Je te le dis Maëlle est un vrai pataquès

Mise à jour le Vendredi, 29 Mai 2009 12:02