Amour
Amour Envoyer

                                                            Amour Amitié

                                                                                   

L’amitié sera la levure

Qui lèvera le pain d’amour

Le sel est longue chevelure

La chaleur de nos deux corps le four

Nos mains pétrissent la plastique

En caresses de nos corps noyés

Gonfle le désir élastique

Qui éclate avant de s’envoler

Amour amitié

C’est la même pâte de chair dorée

Qu’elle soit blanche ou comme du miel

De l’eau la farine et le sel

Je veux en être boulanger

Je veux en être boulanger

Les raisins secs se sont plongés

Au grains de ta peau parfumée

Vanille langue lèvres de rhum

Je m’en viendrai épouser leur forme

Tes yeux sont d’anthracites braises

Tes seins brioches érigées

Au soufflet de deux douces lèvres

Nos ventres devenus fournaises

Refrain

( 1 couplet musical )

Plongera la chaleur des mains

Au cœur de la pâte dressée

Eclatera enfin le pain

Longtemps pétri et reposé

Refrain

Amour Amitié 

                

      

  

  

  

  

  

  

         

       Amour d’automne

 

                                                                                                             

 

 

 

Quand les odeurs se font humides

Et le matin devient brouillard

Le long de tes reins en roseau

Les perles de sueur sont rares

Les nervures des feuilles sont rides

Tu glisses sur l’eau d’une mare

 

Le temps où couleurs sont chaleur

Le temps où l’hirondelle prépare

Son vol vers l’océan lumière

Tu soupires pour un lit meilleur

Pour toi c’est un autre départ

Dans tes draps voiles au ton de chair

 

La palette s’est envolée

Toute chargée d’ocre et de roux           Refrain

Les couleurs sont venues tacher

La saveur de ton ventre doux

 

L’arbre aussi nu que tes fantasmes

De ses bras va percer la glace

De ces nuages entassés

Et tes doigts aux nervures agiles

Cherchent à serrer l’eau fébriles

De tes plaisirs exacerbés

 

Tu t’étires nue comme un ruisseau

Tes cheveux sépia s’éparpillent

Et les feuilles rousses s’habillent

De rosée douce comme un cadeau

Les brumes sont couvertures d’eau

Les feuilles sont à la terre rideau

 

Refrain 

 

L’écureuil pour tes yeux noisette

Fini sa provision d’hiver

Sous son poil chaud boule de chair

C’est ton cœur qui saute à l’envers

C’est ton sang sève qui descend

Au fond de l’humus fraîchissant

 

Dans le son des nuits qui s’allongent

La chouette chante un peu plus loin

Et toi tu te retournes et songes

A la douceur des lendemains

Aux tous premiers chagrins qui rongent

Flocons qui fondent au chemin

 

Refrain

                              


Amour d'automne

           

       

      Je suis toi

                                                                                               

Avoir le sexe comme différence

Et encore ça reste à prouver

Balancer un zest d’enfance

A l’ombre d’un figuier

Avoir la lune comme errance

Encore faut-il l’imaginer

Donner à ses rayons dorés

Que l’ombre d’un figuier

Je suis toi je suis toi

Que reste-t-il de moi (… de moi – 1° fois) ( bis)

Après les communions passées

Avec le sexe dit opposé

Je n’en ai plus que des images

Des pluies d’orage

Faut-il que l’horizon soit rien

Pour couvrir tes mains

Faut-il que l’horizon soit tout

Pour caresser ton cou

Refrain

Je n’ai rien en mes rêves que toi

Même si je ne m’en souvient pas

N’ai rien en mon cœur penché

Que l’ombre d’un baiser

Et lorsque mon cœur penche trop

Mais qu’est-ce que pencher trop veux dire

Vaincu je m’endors sur le dos

A l’ombre d’un sourire

Refrain

Je suis toi 

           

          

  

  

  

  

  

       Le train de brouillard

                                                           

                                                                                                           

      Et le train de brouillard va son bonhomme de nuage

Comme un tunnel dans la vallée

Et Vénus te regarde et t’invite au voyage

Dans le ciel étoilé

Pas de bruit et pas d’eau que celle de la bouilloire

Qui sur le poêle frissonne

C’est le champs du hibou qui renforce le noir

Quand la forêt résonne

Il fait froid

C’est doux comme une caresse

Qui soulève ta peau en millions de montagnes

Comme dieu ou déesse

Qui enlève son pagne

Devant toi

Et le ciel noir givré fait scintiller ses gemmes

En étoiles filantes

Et dans l’air immobile s’envole mes « Je t’aime »

Dès la rosée tombante

Dès la rosée givrée qui s’en vient allumer

Tous les prés étendus

Qui va illuminer dès la lune venue

Le noir de la nuit nue

Il fait froid

C’est doux comme une caresse

Qui te prend dans ses bras en millions de frissons

Comme dieu ou déesse

Qui vont te faire l’amour

Comme l’amour ils font

Les étoiles viendront se poser un matin

Sur nos carreaux gelés

Regardant notre amour qui se remue malin

Dans les draps embués

Et la nuit se fondra en de longues coulées

Aux rideaux des fenêtres

Et le poêle éteindra ses braises consumées

Au fond de notre couette

Il fait froid

C’est doux comme une caresse

Ca fait pleurer tes yeux ça fait vivre ta peau

Ca fait le même effet

Que cet amour qui reste

Dans le creux de ton dos

     Le train de brouillard

           

        Papillon de nuit

                                                                                               

Papillon de nuit

Tu t’en vas tu t’ennuies                 Refrain

Papillon de nuit

A la lune qui luit

Je suis phalène ou éphémère

J’ai sur mes ailes la poussière

Déposée par la lune pleine

A la lumière elle m’enchaîne

Refrain

J’perds ma liberté dès le jour

Et pourtant je ferme les yeux

Mais c’est plus fort que moi l’amour

Lumière me brûl’ra de ses feux

Refrain

Alors j’essaye de partir loin

Dans le noir et les yeux fermés

Seul’ment je veux voir le matin

J’ouvre un œil alors c’est raté

Refrain

C’est pas vraiment que je m’ennuie

C’est que mes ailes sont racornies

Je vais finir pas être en retard

A prendre des bougies pour des phares

Refrain

Avec mes ailes un peu brûlées

Et mes yeux un peu fatigués

Je garde la lune que j’aime bien

Viens avec moi tu es lutin

Refrain

Papillon de nuit 

              

               Sauce Poulette

Quand elle me dit : - Vous désirez ?

Je réponds « Vous » sans hésiter

Et je sens mon p’tit cœur de beurre

Se répandre sous la chaleur

Sa peau est de la peau de lait

Qui frémi quand on pose un doigt

Puis après l’effet du retrait

Frissonne sous le poids du froid

        Ma bouchère vend trop cher

       Ses steaks et ses caillettes

       Ma belle boulangère

Me mène à la baguette

Mais aux yeux verts de ma crémière

Je voudrais être Super Barquette

Je voudrais que le temps s’arrête

                   Dans sa boutique je m’applique

A faire éclore un doux désir

Je couv’rais des œufs de plastique

Si seul’ment ça pouvait servir

Depuis longtemps on ne m’a dit

Que je ne faisais pas mon âge

J’en suis pas à la gériatrie

Mais peut-être déjà au fromage

    Refrain

Quand même la petite voix me dit

Là, au fond de ma tête susurre

Que j’ai déjà donné c’est sûr

Plus que je ne donnerais… Pardi !

Que voulez-vous moi les yeux verts

Un sourire en forme de cœur

Ca me met la tête à l’envers

Et le corps en motte de beurre

    Refrain

Voilà son couteau qui s’approche

Je sais… Ca devait arriver

Je vais partir au fond d’une poche

Où dans les bas-fonds d’un panier

J’aurai voulu lui dire « Je t’aime »

J’aurai voulu la serrer nue

Avant de devenir la crème

Dans le fond d’une poêle inconnue

    Refrain

Sauce Poulette

   

  

   

            Semaine

                                                                                   

 

 

 

Aujourd’hui est pareil à demain

Lundi mardi mercredi jeudi matin

Et hier avant-hier c’est malin

Se ressemblent comme deux croûtons de pain

Mais vendredi non vendredi

Vendredi je m’envolerai vers toi

Les vendredis sont bonne mie

Ils fondent sous la langue comme toi

Samedi dimanche du pain sur la planche

La semaine aura fait le levain

Samedi dimanche la farine blanche

De l’amour on fera du bon pain

 

J’ai ouvert et fermé mon bouquin

Lundi mardi mercredi jeudi matin

J’ai rien lu j’ai rien vu j’ai perdu

Mes pages (se) sont envolées le long du train

Mais vendredi non vendredi

Vendredi tu m’as souri tu m’as dit

Monsieur je vous ferais de grosses bises

Si vous pouviez attraper ma valise

Samedi dimanche pour vous mon cœur penche

Moi je veux rester dans votre train

Samedi dimanche la gare était blanche

Il avait neigé tout le matin

 

J’ai marché dans les rues mais en vain

Lundi mardi mercredi jeudi matin

Qu’il y eut des gens des passants des squelettes

Pour moi les rues étaient complètement désertes

Mais vendredi non vendredi

Vendredi tu m’as souri tu m’as dit

Monsieur je suis perdue je cherche la rue machin

Venez je vous emmène prenez ma main

Samedi dimanche serrée sous les branches

Tu m’as dit Monsieur je t’aime bien

Samedi dimanche la ville était blanche

Il avait neigé tout le matin

 

Je cherchais dans mon lit j’trouvais rien

Lundi mardi mercredi jeudi matin

A la place de ta place c’était pas bien

Il n’y avait que du froid dessous ma main

Mais vendredi non vendredi

Vendredi tu m’as souri tu m’as dit

Monsieur j’ai un peu froid serre-moi contre toi

Pour mieux se réchauffer on s’est couché

Samedi dimanche on n’s’est pas levé

On n’voulait pas voir passer les journées

Samedi dimanche sur la couverture blanche

Au mitan du lit il a neigé

 

Reprise 1° couplet

 

Alors tu resteras près du pétrin

Lundi mardi mercredi jeudi matin

Puis tu parsèmeras de raisins

Les petits pains dorés comme tes reins

Et vendredi oui vendredi

Vendredi ce sera comme jeudi

Les vendredis seront câlins

Comme des croissants chauds dans le matin

Samedi dimanche la farine blanche

Parsèmera ta peau de satin

Samedi dimanche tu seras toute blanche

Il neigera plus jamais pour rien

 

 

Semaine

 

 

 

 

            Tu brosses tes cheveux

 

                                                                                                           

 

 

Tu brosses tes cheveux et c’est un doux supplice

De les voir s’étirer entre les poils rigides

Les regarder se tendrent comme au métier la lisse

Puis reboucler leurs vagues en une souple égide

 

Epaules noires et lisses doux abris de chaleur

L’ombre de chevelure y glisse son parfum

Dans l’ondulation des reflets sibyllins

La lumière s’y perd un mystère y demeure

 

Entre mes doigts ouverts je fais glisser ce flot

Il coule lentement ne semble pas finir

Surpris j’arrive enfin dans le bas de ton dos

Commence une autre histoire dans un premier soupir

 

Dans un premier soupir commence une caresse

Ma main légère plane et doucement construit

Tel un oiseau qui vole alentour de son nid

Tout autour de ton corps le désir et l’ivresse

 

Alors ta chair s’anime en mouvements lascifs

Sous le vent du plaisir tu deviens océan

Tel un voilier tournant tout autour des récifs

Ma main relâche enfin ton désir obsédant

 

Tu m’as quitté l’espace d’un violent éclair pâle

Où es-tu donc partie où as-tu voyagé

Plus de temps plus de vent et retombe la voile

Sur le pays profond du plaisir exilé

 

Tu brosses tes cheveux et c’est un doux supplice

De les voir s’étirer entre les poils rigide

Les regarder se tendre comme au métier la lisse

Puis reboucler leurs vagues en une souple égide

 

Fleur ou Femme