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Désir |
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Dans ton hamac Tu te balancesEt ça me lanceDans mon moiEt plein d’émoiMoi je penseAu silenceLà qui dansePrès de toiC’est un mélangeQui se mangeAvec toiEt c’est un angeQui dérangeSon carquoisLe démangeOn n’sait pourquoiTu te promènesEt ça te mèneAu fond de toiY a pas de gênePathogèneTu t’aperçoisQu’au fond de toiJ’y suis déjàEt nue tu muesAu vent d’étoiles Filantes quiJettent leur voileAu fond des nuesToile ténuePlaisir spiraleEst revenuDans ton hamac Au vent qui claqueTu rêves encoreDu temps fugaceD’air ou de glaceOù tes soupirsEtaient désirsDe grands espacesEntrelacéeNattée de douxToute balancéeTu te prélassesDans ta nasseTe regarderA chiffonnéToute ma carcasse Dans ton hamac
Danse de lune Neige montagneRêve campagneA l’ombre des pêchers dorésTombe ton pagneLe désir gagneEt palpite l’oiseau tombéEt palpite le cœur blesséSi je te gagneMât de cocagneJ’aurais au fond de tes baisersUn goût de sardaneDansera la flammeA l’abri des bûchers sacrésAux nuages d’encens parfumésJ’ai plus de placeMon cœur se tasseTu as fini de tout comblerY a plus de traceDes grands espacesQu’hier encore je chevauchaisQu’hier encore je parcouraisRêve compagneJe rêve et gagnePour toi des régions ignoréesOù des hommes et femmesLèchent la flammeDorée de ton corps parfuméDorée de ton corps passionnéPuis tu t’étiresLa pluie chavireNos sens nous tiennent enlacésDanse de luneCerise et pruneEntre mes lèvres bien serréesEntre nos lèvres écrasées Danse de lune
La sieste Mon soupir fait le ventDans tes cheveux posés sur l’oreiller d’argentNos doigts se sont quittésPour aller virevolter chacun de leur côtéTa poitrine mi-nue Lève le drap fané des ébats disparusD’où s’élève un parfumUn tantinet fripé un tantinet malinTon sommeil fait des bullesQui se mêlent à celles du soleil qui vientPar la vitre luisanteSe poser sur ton ventre aux reflets de satinPuis elles vont s’éclaterEn parfums mordorés libérant les poussièresQui restent suspenduesAu rayon du silence dans la dense lumièreEt moi sans bruit je penseA la fragrance de chair qui s’exhale du bonheurJe pense à l’éléganceDu plaisir qui fait clair dans le tic-tac de l’heureC’est une odeur d’encensQui sourd de tes aisselles une odeur d’OrientEt c’est un goût de selQui a posé son aile aux embruns du présentSous mes paupières miroirJe vois se refléter mon immobilitéJ’entends venir le soirContinuera l’histoire dans ton réveil moiréLes rayons se relèventEt s’en vont caresser les étoiles à venirPuis ton sommeil s’achèveDans le souffle brûlant d’un tout dernier soupirTon tout premier regardEst un regard sourire un petit peu voiléPar un reste de rêveQui se pose sur ma grève de temps éparpilléDe mes voiles espoirJe m’en vais naviguer au fond de ce regardQue tu donnes à ma vueJe m’entends crier « Terre » les bras levés et nu La sieste
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