|
Espérance - Attente |
|
Kidnapping Sont venues t’ont emportéJe n’ai pas eu le tempsDe regarder s’envolerTes rêves dans le ventDe regarder s’épanouirLa fleur de ton rireDe boire au fond de tes yeuxL’eau limpide et bleueKidnapping (bis)Je n’ai plus de feu on m’a pris mon boisJe n’ai plus d’abri on m’a pris mon toitKidnapping (bis)J’en ai perdu toutes mes certitudesDans les prairies de cette solitudeDis-moi dis-moiQue fais-tu de toiDis-moi dis-moiBrille-t-il encoreDis-moi dis-moiCe soleil qui dortDans le fond de ton corpsSont venues t’ont emportéJe n’ai pas eu le tempsDe compter les grains de beautéQue tu semais au ventDe souffler dans ta chemisePour faire rire la briseEt ton sein a disparuDe sous ma main nueKidnapping (bis)Le temps tricote ses napperons fanésMoucheron dans la toile d’araignéeKidnapping (bis)Car ce fil qui nous semble si solideCasse net comme de l’acier trempéDis-moi dis-moiSi tu as encoreDis-moi dis-moiDes frissons de froidDis-moi dis-moiQuand tu dors sans brasTout autour de ton corpsSont venues t’ont emportéCes sales journéesT’ont ficelé et bâillonnéEt soufflé les heuresEt maintenant sarcastiquesRegardent mon malheurLentement sans se presserS’étirent élastiquesKidnapping (bis)Je sais qu’il n’-y-a pas de rançon pour toiJe sais que j’aurai toujours un peu froidKidnapping (bis)Et les yeux rivés sur le ciel du soirJe cherche ton étoile sur le fond noir Kidnapping
L’attente L’attente c’est le faucon crécerelleQui cervolante sans ficelleC’est à l’abri d’un abribusLa vieille qui guette l’autobusQui jamais plus ne passeraS’est-il seulement arrêté làCombien de fois l’a-t-elle manquéIl n’y a qu’le temps pour s’en soucierDans ses os se glisse le froidEt le crécerelle fond sur sa proieL’attente tourne toujoursAutour autourL’attente toujours se noue RefrainAutour de nousL’attente tourne toujoursAutour autourL’attente toujours se joueDe nous L’attente c’est la buse qui regardeComme si elle montait la gardeLes mulots sortir du métroCassés courbés par le boulotUn travailleur là vend des fleursA chacun son bouquet d’soucisDes fleurs pâleur des fleurs d’oubliAlors dansent mulots et sourisAussi ça jette comme un froidQuand la buse fond sur sa proieRefrainL’attente c’est cet aigle qui voleDans le couchant qui s’auréoleA la porte de son terrierMonsieur lapin s’est cassé l’nezElle n’est pas rentré sa copineEt c’est elle qui a les clésSûr elle le trompe sa lapineEt le voilà bien chagrinéSon cœur se serre de désarroiAlors l’aigle fond sur sa proieRefrainL’attente c’est ce vautour aphoneSur un poteau de téléphoneIl écoute les conversationsQui courent de maisons en maisonsAllô docteur il est mourantEt de tous ces fils sonnantsIl tire celui qui lui convientEt jamais l’appel ne parvientSon ombre se profile sur le toitEt le vautour fond sur sa proieRefrainL’attente un hibou qui s’allumeAu contre-jour de pleine luneC’est sur l’autoroute alluméeUn beau paon de nuit journalierQui vient de perdre son véloLa mort dans l’âme pouce levéQui n’a pas en poche un péloEt sait qu’ils ne s’arrêteront pasAlors ses ailes vibrent d’effroiEt le hibou fond sur sa proieRefrainL’attente c’est un fruit de la vieQui nourrit qu’la neurasthénieL’attente possède un goût de rouilleMais elle n’a rien quand on la fouilleEt de ses sons accords mineursElle joue la musique des heuresQui vient s’éterniser immenseEt qui s’étire sans cadenceLongs jours ou longues nuits qui passentLa mort est toujours un rapace L'attente
|
|
|
|
|