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Le vieux du banc Dans la banlieue il y a un banc Et dans ce lieu il y a un vieux Qui regarde passer le temps Qui attend que s’ouvrent les yeux Des gens qui lui passent devant Dans la banlieue il y a un banc Et dans ce lieu il y a un vieux Qui vient s’asseoir par tous les temps Regarder s’ils ne vont pas mieux Tous ces aveugles du dedans Il aime il aime Mais pas les pigeons Ni les enfants qui sèment Des cris et des ballons Il aime il aime Mais pas les religions Ni la vie qui lui fit quand même De sacrés vieux tours de cochon Il aime il aime Mais pas les canons Ni les matamores qui s’entraînent Il aime encore Madelon Dans la banlieue il y a un banc Et dans ce lieu il y a un vieux Qui se souvient qu’il y a longtemps Lui aussi a couru comme eux Croyant qu’il faisait pour le mieux Dans la banlieue il y a un banc Et dans ce lieu il y a un vieux Ensuite au bout d’un certain temps Il a tourné ses yeux dedans Il a vu qu’il y voyait mieux Refrain Dans la banlieue il y a un banc Et dans ce lieu il y a un vieux Des enfants jouent à pigeon vole Et le vent se prend pour Eole Lara dessine un éléphant Dans la banlieue il y a un banc Et dans ce lieu il y a un vieux Se ride le paisible étang Doucement aux souffles du temps En oubliant qu’il devient vieux Refrain Dans la banlieue il y a un banc Et dans ce lieu il y a un vieux Ses souvenirs sont dérisoires Une toute petite histoire Mais qui peut dire qu’il fera mieux ? Le vieux du banc
Les fleurs du temps perdu. Les fleurs du temps perdu Sont des images fugaces Qui s’enlacent au coin des rues Elles s’enroulent au fil du cœur Se fondent à la bougie qui pleure Sur un miroir de paraffine Quand tout enfin s’est consumé Avant que l’heure ne te chagrine La flamme du temps qui décline Arrose l’air d’une dernière fumée (bis) Dans l’ombre passante et nue Tu mires sur le lac qui se fige Un parfum subtile et charnu Les fleurs du temps perdu Sans pétale ni tige Ont le bouquet d’odeurs De la bougie qui meurt Sur la table vernie La cire s’est épanouie En une blanche fleur Impalpable(s) éthérées Elles égrainent les secondes Comme du pollen séché Au jardin immobile A l’eau sans une ride A la terre figée A ton cœur en exil Les fleur du temps perdu Ont le parfum subtil Du moment disparu Les fleurs du temps perdu Se mirent dans la glace D’un présent qui se lasse Quand la bougie vacille D’avoir versé ses pleurs Quand le disque grésille Au fond des haut-parleurs Les fleurs du temps perdu S’épanouissent et se glissent Dans les replis du cœur Elles vivent d’un regard Souvent d’une pensée Qui arrive en retard D’une pensée passée D’une pensée fugitive Qui revient surnager Qui part à la dérive Puis s’échoue sur la rive Où l’instant s’ensommeille Comme un rocher dressé Quand le ciel assombri Allume sa bougie Sous le voile des étoiles Quand la fatigue emporte Ses inconscientes cohortes De rêves et de plumes Dans un wagon de nuit Les fleurs du temps perdu Se fondent à la lune Et se fanent sans bruit Les fleurs du temps perdu Sont ces images fugaces Qui s’enlacent au coin des rues Elles s’enroulent au fil du cœur Se fondent à la bougie qui pleure Sur un miroir de paraffine Quand tout enfin s’est consumé Avant que l’heure ne te chagrine La flamme du temps qui décline Arrose l’air d’une dernière fumée Les fleurs du temps perdu
Les nuages qui passent Les nuages qui passent te font le sang lourd Refrain Empli des regrets du temps qui court } bis Ils prennent le vent par un matin froid Vers des horizons inconnus de toi Se perdent tout au fond de leur lointain passé Chercher un avenir jamais réalité Ils te semblent si hauts ils te semblent si loin Que même au plus profond de ton rêve incertain Quand tu les saisissais dans le creux de tes mains Se changeaient en ruisseau dès le petit matin Refrain Toujours les longs voyages nous paraissent éternels Chevauchant nos nuages sur notre fond de ciel Au gré du vent qui va au gré du temps qui court Toujours à l’arrivé il nous paraît trop court Coincés entre la Terre et nos pâles étoiles En regardant mourir des astres déjà morts Même à l’instant où l’ombre rejettera son voile Nous nous demanderons si nous avons eu tort Refrain Endormis par les vents bercés par les marées Finissent ainsi les nuages au fond de leur passé Ont donné à la mer ce qu’on donne à la terre Pour que vive la vie que vive l’univers
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