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Crépuscule Subtile et éphémère Brillance de lumière Passe par ma bouteille De bière Mille et une élégance Du rayon qui s’avance Messager du soleil Mystère Et d’un pas décidé De nos doigts enlacés L’ombre vient s‘écouler Par terre Le lent balancement Etire les élans Et fond les éléments Dans l’air Lui s’en va Elle s’en vient Dans le froid Refrain Je tiens ta main Assis sur une souche Voilà l’heure de la douche Du soleil qui se couche Tout fier La longue histoire d’amour La nuit pousse le jour Et la Lune lui court Derrière Tout l’inutile se terre Reste le nécessaire Qui vient glisser sur l’aire Du soir Alors s’effacent habiles Les distances inutiles Et se nouent tous les fils Du noir Refrain L’air rattrape les sons Les étire les refond Dans son creuset de pierre Cristal Les relâche sonores Dans la nuit brodée d’or En attendant l’aurore Banale Puis enfin la nuit prend Tous les restant d’images Et les garde en otage Cachés La Lune soupirant S’en vient tourner la page Sur les rêves d’orages Zébrés Refrain Et les rayons lunaires Viennent griffer le froid Qui surgissait dans l’air Du soir Du fond de ma mémoire Remontent des histoires De sabbat et de noires Sorcières ( bis des deux derniers couplets) Refrain Crépuscule
Pan est content Les violons des violettes Font sonner les clochettes Des campanules qui bullent A l’ombre des talus Et le pissenlit jaune Joue la flûte des faunes De l’or dans le décor D’un trésor disparu L’ellébore qui déborde Fait la basse sur les cordes Des saisons qui s’accordent Au La du temps qui passe Et là plus près du sol Non loin du sol bémol Caché derrière sa viole Liseron se prélasse Pan est content C’est le printemps Refrain Il joue la symphonie du temps Le crocus fait ses gammes Sur la prairie en panne D’un accordéon mauve Sur la neige qui se sauve Et la monnaie du pape Invoque le dieu Priape Lascive dans la brise Et les nuits de déduit Les narcisses joue du cistre Les mélisses et les cistes Au bord de l’air se glissent En accord pour les yeux La pervenche se penche Dans l’air elle se déhanche Et va changer la anche De son saxo à queue Refrain L’ami saule regarde Si les notes bavardes Qu’il a lâché de haut Sont tombées sur le do Sur la portée du sol Elles s’alignent un peu folles Leur mélodie décolle Puis tourne au jaune bémol La gentiane bleue se pose Aux creux des rochers roses Pour faire un accord mauve Sur le violon des dieux Et sa sœur printanière S’égoutte sur la terre Rosée tombée mystère D’une mélodie bleue Refrain Pan est content
Temps fais-moi rocher Temps fais-moi rocher Que la mer vienne me caresser Temps fais-moi rocher Refrain Que les vagues viennent m’user Je ne veux pas partir Avant d’avoir été embruns dans le vent Je ne veux pas mourir Avant d’avoir été brin d’herbe dans les champs Je voudrais être nuage Pour verdir les prairies Je veux être sauvage Ronces et chardons en folie Refrain Je voudrais être phare Sur une île perdue Et les bateaux phalènes Y brûleraient leurs ailes charnues Je veux être chaleur Lucioles rayon de lune Tournesol le jour Et la nuit tourne-lune Refrain Je veux être plaisir Je veux être ouragan Lac immobile dans un sourire Tempête dans un éclat de rire océan Je serai goutte d’eau Pour tes larmes de joie Ô Terre tu me boiras Je viendrai sur toi m’allonger au désert Refrain Et me voilà païenne Pour mieux te vénérer Vent porte en moi le pollen Je suis fourmi mais je suis reine Et puis tes mains s’animent Tout comme des oiseaux Qui picorent mes rimes Et volent le grain de ma peau Temps fais-moi rocher
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