|
Adam et Eve T’aurais pas dû me dire Qu’j’avais bouffé la pomme Me répondit Eve un matin Refrain Car moi je vais te dire Si j’ai bouffé la pomme Il seront pour toi les pépins Si on était resté comme ça à s’regarder On n’aurait pas eu la joie un matin D’entendre ce tout petit enfant crier De le voir bouger au creux de tes mains Refrain Moi si j’écoutais toujours tes désirs On ne ferait jamais rien Tu vas pas m’reprocher d’avoir pris du plaisir Dieu nous a fait homme et femme pas lapin Et puis qu’est-ce que c’est cette histoire de serpent Qui c’est qui t’as raconté ça Y aurait eu un facteur un plombier je comprends Mais avec un serpent cela ne marche pas Refrain Avec ces deux marmots toujours à la cuisine Toi tu vas faire bronzer tranquille ta feuille de vigne Pendant qu’ils me tirent sur les deux seins en même temps Ils dévorent ma vie avec leurs yeux d’enfants Si tu veux à tout prix être cocu mon Adam Dis à Dieu de créer un concurrent Tu parles d’un Paradis c’est vraiment pas dément En plus de nos deux fils qui se rentrent dedans Refrain Toi Dieu t’a créé de matières nobles De l’eau de la terre je n’sais quoi Et comme il n’avait plus rien pour moi Avec une côte qu’est-ce qu’on ne fait pas Encore une chose que je te dois Décidément on n’en sort guère Toi de la cuisse de Jupiter Et moi du paradis des mouflets Refrain Encore heureux qu’ça va pas être éternel Roman à rebondissements Car depuis que Caïn a refroidi Abel C’est en froid avec le gouvernement Si j’tenais l’rigolo qui a fait cette histoire Je le ferais rôtir à p’tit feu Avec un p’tit démon pour lui tirer la queue Il verrait c’que c’est qu’être deux Refrain Adam et Eve
Dans les pas de Patricia Je suis les pas de Patricia Je vais et je viens et ça va Si je mets mes pieds dans les siens Parfois elle pense pour moi Certains disent que je sonne creux Cela est faux car je raisonne Avec les idées qu’elle me donne Je vois très bien avec ses yeux Et alors… Lâchez-moi un peu Occupez-vous de vos oignons De vos gourous de vos galons De vos tabous et de vos dieux Lâchez-moi… Je suis amoureux Quand je caresse avec ses mains Je sens la douceur dans ma peau Et lorsque je plonge dans l’eau Ce n’est que dans l’eau de son bain Les effluves de son parfum Toujours m’indiquent le chemin Sans sa présence je m’ennuie Elle est l’essence de ma vie Refrain Il paraît qu’elle me dévore Que je ne suis plus qu’un zombie Moi je dis si c’est ça la mort Je veux bien mourir aujourd’hui Mais laissez-moi un peu encore Boire son rire profiter d’elle Cessez de dire que c’est elle Qui profite de moi d’abord Refrain Moi je ne sais pas qui je suis Mais je sais l’avoir trouvée belle Et elle a fourni l’étincelle Qui a tant enflammé ma vie Mais c’est pour ton bien petit Pierre La jalousie vous exaspère Tant pis si je ne suis pas moi Je me glisse dans ses draps de soie Dans les pas de Patricia
De quatre à quatre De quatre à quatre deux à deux couples Les mains s’envolent autour des yeux Et se font bleues les doigts se nouent Et des frissons autour des cous Les peaux frémissent et les caresses Tressent des tresses de désirs De crainte aussi de transgresser Les interdits De pied en cape on est venu L’désir au cœur cet inconnu Et nous on s’est dit que peut-être Ce serait bien de se connaître Avec l’envie de se toucher La peau du corps le bruit du cœur Avec l’envie de mélanger Toutes ces odeurs Tous ces courants au bout des doigts Toutes ces lumières au fond des yeux Aux creux des reins tout comme un froid Comme un supplice mystérieux De petites collines sur la peau Fouettées par un temps orageux On n’est pas sûr de réussir A passer la porte plaisir Et viendra-t-elle cette étincelle Qui brûlera l’ennui des jours Habillera d’or et d’amour Monsieur le temps des sans-retours Pour déterrer cette clé d’or Faite de chair et de chaleur Faut forger la clé de nos têtes Brûler routines et peut-être C’n’est pas à toi que j’offre des fleurs Pourtant ce soir je voudrais ça Pas dans mes yeux que tu te vois Au long de tous tes jours à toi On pourrait faire quatre angles droits Du carré temps avant qu’il s’use Et tirer deux hypoténuses De nos corps avant qu’ils soient froids Laissons donc éclater nos rêves Ils sont là en tant que désirs Avant qu’ils meurent faute de plaisir Avant que lassés ils s’achèvent Si nos corps ont envie d’parler Faut leur enlever leur muselière Laisser la poussière au vestiaire Ca f’ra pas d’mal dans nos chaumières Reprise 1° Couplet De quatre à quatre
Excitant Chéri j’ai trouvé un nouveau thé Un nouveau thé plus citron que toi Plus acidulé Un nouveau thé plus vert Ne soit pas sévère J’ai besoin de ça Besoin de nouveauté Pour me sentir aimée Ce n’est pas pervers Ca fait battre mon cœur A l’envers Je vais vivre des heures Sans toi On partage tout } Tout mais pas ça } bis Tout tout tout tout tout tout… } Mais pas ça } Chéri j’ai trouvé un nouveau café Un nouveau café juste pour moi Arabica Bien torréfié grillé Fais pas cette tête-là J’ai besoin de ça De nouveau café Pour me sentir aimée Ne dis rien Tu sais bien Tu peux en rire Tu aimes mon plaisir Si tu veux le garder Refrain Chéri j’ai trouvé un nouvel été Un nouvel été plus chaud plus doré Plus réalité Un été nouveauté Un printemps pour moi J’ai besoin de ça J’veux pas tout d’suite l’hiver Que t’aborde à grands pas Ne soit pas sévère Ca fait battre mon cœur A l’envers Je vais vivre chaleur Sans toi Refrain Chéri j’ai trouvé un nouvel amour Un nouvel amour qui court sur moi Pour mes jours Pour pas m’endormir Je veux du plaisir Mon corps chante plus pour toi Dans ma tête en délire Mon cœur est en émoi Laisse-moi Si tu veux m’faire plaisir C’est ma vie Pour vivre mes envies Sans toi Refrain Excitant
Je dîne avec Blandine Ce soir je dîne avec Blandine Je vais sortir faire des achats Et ranger un peu la cuisine Et me raser aussi je crois Je me suis levé à l’aurore Mais je n’ai pas grand chose à faire Passer l’aspirateur encore Et laver trois ou quatre verres Je suis comme un ado Qui passe ses oraux Sans voir que sa braguette Est restée grande ouverte Je n’suis pas dans la peau D’un héros d’un Zorro Et j’ai le trouillomètre Bien proche du zéro La journée va être très longue L’attente a ce genre de vertu Elle étire le temps qui se ronge Interminable vide et tout nu Dénudé de sens il s’allonge Sans que l’on puisse l’habiter Animal qui tire sur sa longe Sans un toit pour s’y abriter Refrain Ce soir je dîne avec Blandine Un restau chic une pizza J’ai quelques frissons sur l’échine Ou un couscous ou un chinois Blandine est un peu ma cousine Mais de très très loin si j’en crois Les discours de tante Augustine Pleins de rigueur et plein de foi Refrain Moi je m’en fiche je suis bâtard Né un peu trop tôt ou trop tard Bien difficile d’être présent Aux moments les plus importants Si peur de n’être à la hauteur Hauteur de quoi je le demande Sûreté de soi je quémande Mesdames Messieurs à vot’ bon cœur Refrain J’espère seulement que ce soir Au restaurant dessous le dôme Sous le regard de ses yeux noirs Je ne serai pas un fantôme Si des fois elle le prend comme ça Je retournerais la hanter Je gliss’rais mes draps dans ses draps Ce s’ra son tour de frissonner Refrain
Je dîne avec Blandine
Le pays où les mots sont des baisers Il est un pays où les mots sont des baisers Peut-être est-ce celui-ci Et le vent qui se lève vient les emporter Refrain Ces mots non prononcés Il en fait des feuilles des rêves ou je ne sais quoi Il en fait des machines à sous pliées en trois T’as pas besoin d’mettre une thune dans l’portail Il s’ouvrira si tu joues tes entrailles Refrain Avec les mots moi je me suis fait Une carapace dorée Un joli petit nid douillet Les épines m’ont viré T’as pas l’temps de te faire au sujet Qu’il devient déjà complément Complément direct ou d’objet Ainsi vont les baisers du temps Refrain T’as pas l’droit d’aimer deux sujets Même s’ils peuvent être compléments Tu vas tricher pour un moment Dans la mosaïque de ton temps Tant pis pour les couleurs pastel T’auras du vif et du réel Et quand il se fera trop noir Tu rentreras triste mais peinard Refrain Le pays où les mots...
|