Rapports couples
Rapports de couples Envoyer
Écrit par Pierre Blois   
 

         Adam et Eve

                                                                                    

 

 

 

T’aurais pas dû me dire

Qu’j’avais bouffé la pomme

Me répondit Eve un matin        Refrain      

Car moi je vais te dire

Si j’ai bouffé la pomme

Il seront pour toi les pépins

 

 

 

Si on était resté comme ça à s’regarder

On n’aurait pas eu la joie un matin

D’entendre ce tout petit enfant crier

De le voir bouger au creux de tes mains

 

 

Refrain

 

Moi si j’écoutais toujours tes désirs

On ne ferait jamais rien

Tu vas pas m’reprocher d’avoir pris du plaisir

Dieu nous a fait homme et femme pas lapin

 

Et puis qu’est-ce que c’est cette histoire de serpent

Qui c’est qui t’as raconté ça

Y aurait eu un facteur un plombier je comprends

Mais avec un serpent cela ne marche pas

 

Refrain

 

Avec ces deux marmots toujours à la cuisine

Toi tu vas faire bronzer tranquille ta feuille de vigne

Pendant qu’ils me tirent sur les deux seins en même temps

Ils dévorent ma vie avec leurs yeux d’enfants

 

Si tu veux à tout prix être cocu mon Adam

Dis à Dieu de créer un concurrent

Tu parles d’un Paradis c’est vraiment pas dément

En plus de nos deux fils qui se rentrent dedans

 

Refrain

 

Toi Dieu t’a créé de matières nobles

De l’eau de la terre je n’sais quoi

Et comme il n’avait plus rien pour moi

Avec une côte qu’est-ce qu’on ne fait pas

 

Encore une chose que je te dois

Décidément on n’en sort guère

Toi de la cuisse de Jupiter

Et moi du paradis des mouflets

 

Refrain

 

Encore heureux qu’ça va pas être éternel

Roman à rebondissements

Car depuis que Caïn a refroidi Abel

C’est en froid avec le gouvernement

 

Si j’tenais l’rigolo qui a fait cette histoire

Je le ferais rôtir à p’tit feu

Avec un p’tit démon pour lui tirer la queue

Il verrait c’que c’est qu’être deux

 

Refrain

 

Adam et Eve 

 

 

 

           Dans les pas de Patricia

 

Je suis les pas de Patricia

Je vais et je viens et ça va

Si je mets mes pieds dans les siens

Parfois elle pense pour moi

 

Certains disent que je sonne creux

Cela est faux car je raisonne

Avec les idées qu’elle me donne

Je vois très bien avec ses yeux

 

      Et alors… Lâchez-moi un peu

Occupez-vous de vos oignons

De vos gourous de vos galons

     De vos tabous et de vos dieux

     Lâchez-moi… Je suis amoureux

 

Quand je caresse avec ses mains

Je sens la douceur dans ma peau

Et lorsque je plonge dans l’eau

Ce n’est que dans l’eau de son bain

 

Les effluves de son parfum

Toujours m’indiquent le chemin

Sans sa présence je m’ennuie

Elle est l’essence de ma vie

 

    Refrain

 

Il paraît qu’elle me dévore

Que je ne suis plus qu’un zombie

Moi je dis si c’est ça la mort

Je veux bien mourir aujourd’hui

 

Mais laissez-moi un peu encore

Boire son rire profiter d’elle

Cessez de dire que c’est elle

Qui profite de moi d’abord

 

    Refrain

 

Moi je ne sais pas qui je suis

Mais je sais l’avoir trouvée belle

Et elle a fourni l’étincelle

Qui a tant enflammé ma vie

 

Mais c’est pour ton bien petit Pierre

La jalousie vous exaspère

Tant pis si je ne suis pas moi

Je me glisse dans ses draps de soie

 

    Dans les pas de Patricia

 

 

 

 

         De quatre à quatre

 

                                                                           

 

De quatre à quatre deux à deux couples

Les mains s’envolent autour des yeux

Et se font bleues les doigts se nouent

Et des frissons autour des cous

Les peaux frémissent et les caresses

Tressent des tresses de désirs

De crainte aussi de transgresser

Les interdits        

 

De pied en cape on est venu

L’désir au cœur cet inconnu

Et nous on s’est dit que peut-être

Ce serait bien de se connaître

Avec l’envie de se toucher

La peau du corps le bruit du cœur

Avec l’envie de mélanger

Toutes ces odeurs

 

Tous ces courants au bout des doigts

Toutes ces lumières au fond des yeux

Aux creux des reins tout comme un froid

Comme un supplice mystérieux

De petites collines sur la peau

Fouettées par un temps orageux

On n’est pas sûr de réussir

A passer la porte plaisir

 

Et viendra-t-elle cette étincelle

Qui brûlera l’ennui des jours

Habillera d’or et d’amour

Monsieur le temps des sans-retours

Pour déterrer cette clé d’or

Faite de chair et de chaleur

Faut forger la clé de nos têtes

Brûler routines et peut-être

 

C’n’est pas à toi que j’offre des fleurs

Pourtant ce soir je voudrais ça

Pas dans mes yeux que tu te vois

Au long de tous tes jours à toi

On pourrait faire quatre angles droits

Du carré temps avant qu’il s’use

Et tirer deux hypoténuses

De nos corps avant qu’ils soient froids

 

Laissons donc éclater nos rêves

Ils sont là en tant que désirs

Avant qu’ils meurent faute de plaisir

Avant que lassés ils s’achèvent

Si nos corps ont envie d’parler

Faut leur enlever leur muselière

Laisser la poussière au vestiaire

Ca f’ra pas d’mal dans nos chaumières

 

Reprise 1° Couplet

 

De quatre à quatre 

 

 

 

                  Excitant

 

                                                                 

 

 

 

Chéri j’ai trouvé un nouveau thé

Un nouveau thé plus citron que toi

Plus acidulé

Un nouveau thé plus vert

Ne soit pas sévère

J’ai besoin de ça

Besoin de nouveauté

Pour me sentir aimée

Ce n’est pas pervers

Ca fait battre mon cœur

A l’envers

Je vais vivre des heures

Sans toi

 

 

On partage tout    }

Tout mais pas ça   }  bis

Tout tout tout tout tout tout…  }

Mais pas ça     }

 

Chéri j’ai trouvé un nouveau café

Un nouveau café juste pour moi

Arabica

Bien torréfié grillé

Fais pas cette tête-là

J’ai besoin de ça

De nouveau café

Pour me sentir aimée

Ne dis rien

Tu sais bien

Tu peux en rire

Tu aimes mon plaisir

Si tu veux le garder

 

Refrain

 

Chéri j’ai trouvé un nouvel été

Un nouvel été plus chaud plus doré

Plus réalité

Un été nouveauté

Un printemps pour moi

J’ai besoin de ça
J’veux pas tout d’suite l’hiver

Que t’aborde à grands pas

Ne soit pas sévère

Ca fait battre mon cœur

A l’envers

Je vais vivre chaleur

Sans toi

 

Refrain

 

Chéri j’ai trouvé un nouvel amour

Un nouvel amour qui court sur moi

Pour mes jours

Pour pas m’endormir

Je veux du plaisir

Mon corps chante plus pour toi

Dans ma tête en délire

Mon cœur est en émoi

Laisse-moi

Si tu veux m’faire plaisir

C’est ma vie

Pour vivre mes envies

Sans toi

 

Refrain

 

Excitant 

 

 

 

         Je dîne avec Blandine

 

 

Ce soir je dîne avec Blandine

Je vais sortir faire des achats

Et ranger un peu la cuisine

Et me raser aussi je crois

 

 

Je me suis levé à l’aurore

Mais je n’ai pas grand chose à faire

Passer l’aspirateur encore

Et laver trois ou quatre verres

 

Je suis comme un ado

Qui passe ses oraux

Sans voir que sa braguette

Est restée grande ouverte

Je n’suis pas dans la peau

D’un héros d’un Zorro

Et j’ai le trouillomètre

Bien proche du zéro

 

La journée va être très longue

L’attente a ce genre de vertu

Elle étire le temps qui se ronge

Interminable vide et tout nu

 

 

Dénudé de sens il s’allonge

Sans que l’on puisse l’habiter

Animal qui tire sur sa longe

Sans un toit pour s’y abriter

 

  Refrain

 

 

Ce soir je dîne avec Blandine

Un restau chic une pizza

J’ai quelques frissons sur l’échine

Ou un couscous ou un chinois

 

 

Blandine est un peu ma cousine

Mais de très très loin si j’en crois

Les discours de tante Augustine

Pleins de rigueur et plein de foi

 

  Refrain

 

Moi je m’en fiche je suis bâtard

Né un peu trop tôt ou trop tard

Bien difficile d’être présent

Aux moments les plus importants

 

Si peur de n’être à la hauteur

Hauteur de quoi je le demande

Sûreté de soi je quémande

Mesdames Messieurs à vot’ bon cœur

 

Refrain

 

J’espère seulement que ce soir

Au restaurant dessous le dôme

Sous le regard de ses yeux noirs

Je ne serai pas un fantôme

 

Si des fois elle le prend comme ça

Je retournerais la hanter

Je gliss’rais mes draps dans ses draps

Ce s’ra son tour de frissonner

 

  Refrain

Je dîne avec Blandine

        

 

 

 

 Le pays où les mots sont des baisers

 

 

                                                                                    

Il est un pays où les mots sont des baisers

 Peut-être est-ce celui-ci

Et le vent qui se lève vient les emporter           Refrain

Ces mots non prononcés

 

Il en fait des feuilles des rêves ou je ne sais quoi

Il en fait des machines à sous pliées en trois

T’as pas besoin d’mettre une thune dans l’portail

Il s’ouvrira si tu joues tes entrailles

 

Refrain

 

Avec les mots moi je me suis fait

Une carapace dorée

Un joli petit nid douillet

Les épines m’ont viré

 

T’as pas l’temps de te faire au sujet

Qu’il devient déjà complément

Complément direct ou d’objet

Ainsi vont les baisers du temps

 

Refrain

 

T’as pas l’droit d’aimer deux sujets

Même s’ils peuvent être compléments

Tu vas tricher pour un moment

Dans la mosaïque de ton temps

 

Tant pis pour les couleurs pastel

T’auras du vif et du réel

Et quand il se fera trop noir

Tu rentreras triste mais peinard

 

Refrain

 

  Le pays où les mots...