Viol
Viol Envoyer
Écrit par Pierre Blois   
 

       Katia

 

 

Tu voyais l’univers en pente

Les murs de l’immeuble à l’envers

Retournaient vers toi l’épouvante

Que rejetait toutes tes chairs

 

Un bidon c’est pas confortable

Même servant déjà de table

Ton dos cassé hurle douleur

Presque aussi terrible est ta peur

 

Tu connais cette moto verte

Ce scooter et ce vélo clair

Les noms s’effacent de ta tête     

Comme ils te rentrent dans la chair

 

Pourtant ils étaient familiers

Ou du moins ils te semblaient l’être

Comment se fait-il que la bête

Ait prit le pas sur l’amitié

 

Ton bâillon s’écoule d’essence

Qui se glisse au fond de ta gorge

Et ton ventre est devenu forge

Où brûlent mélangés tes sens

 

Le temps s’écoule à l’habitude

Tels ces liquides dans ton corps

Les mains moites qui poissent encore

La honte est déjà certitude

 

Tu voyais l’univers en pente

Les murs de l’immeuble à l’envers

Le couteau de cette tournante

Restera planté dans tes chairs

 

Tu entends déjà le silence

Ton seul ami dans le futur

Qui sollicite ta présence,

Katia, entre ses quatre murs

  Katia